1. L’augmentation des coûts de distribution
Au-delà de la consommation réelle d’énergie, notre facture est composée d’autres éléments, tels que la TVA ainsi que les coûts de distribution et de transport, à charge du consommateur.
À cet égard, depuis février 2026, lesdits coûts sont en augmentation, à hauteur de 11% pour le gaz et de 8 % pour l’électricité.
Il semble toutefois difficile d’apporter des exemples chiffrés en la matière, de par son évolution constante. Qui plus est, les prix varient considérablement d’un fournisseur à un autre et en fonction du contrat d’énergie choisi.
Néanmoins, afin d’avoir une meilleure visibilité sur sa facture d’énergie, voici une répartition, en pourcentage, des différents coûts qui incombent au consommateur :


2. L’entrée en vigueur du « Tarif Impact »
Dans quel cadre ?
Depuis le 1er janvier 2026, le système bihoraire en Wallonie a radicalement changé pour s’adapter à la production solaire (cf. « Quoi de Neuf décembre 2025 – Du nouveau pour le tarif bihoraire »). L’impact se traduit par une modification des heures creuses, une augmentation des coûts de distribution, pour terminer avec l’entrée en vigueur d’un nouveau tarif incitatif, également appelé « Tarif Impact ».
C’est quoi ?
Il s’agit d’une formule tarifaire optionnelle, s’appliquant uniquement à la partie « coûts de réseau » (distribution et transport) de la facture, et non à la consommation réelle d’énergie.
En l’espèce, le tarif Impact n’est pas un contrat de fourniture d’électricité à part entière. En d’autres termes, ce dernier vient se greffer sur le contrat de fourniture initial.
Par ailleurs, l’objectif dudit tarif vise à encourager une consommation plus flexible, intelligente et durable, lorsque l’électricité est abondante sur le réseau, plus particulièrement la nuit et en pleine journée.
Comment fonctionne le tarif ?
Ce dernier est structuré selon les 3 tranches horaires suivantes :
- Les heures ECO : de 01H00 à 07H00 et de 11H00 à 17H00. Ces plages horaires reflètent le moment où les frais de réseau coûtent le moins cher.
- Les heures MEDIUM : de 07H00 à 11H00 et de 22H00 à 01h00. Les frais de réseau sont trois fois plus élevés que pendant les heures ECO.
- Les heures PIC : de 17H00 à 22H00. Les frais de réseau coûtent cinq fois plus cher que pendant les heures ECO.

Par qui ?
Comme énoncé plus haut, le tarif Impact est une formule optionnelle. Autrement dit, cette dernière n’est pas proposée par tous les fournisseurs.
Le consommateur peut souscrire à ce tarif via son fournisseur d’électricité actuel, en demandant à adopter cette structure tarifaire spécifique.
Dans l’hypothèse où ce dernier n’offre pas ledit tarif, le client potentiellement intéressé devra se tourner vers un autre fournisseur qui le propose.
À quelles conditions ?
D’une part, pour prétendre à cette offre, le client doit remplir les deux conditions cumulatives suivantes :
- Bénéficier d’un compteur communicant (1), dont la fonction communicante est activée (2)
Afin de vérifier si cette dernière est activée, le client peut contacter son gestionnaire de réseau (en l’occurrence, ORES), consulter son espace client ou contacter son fournisseur d’énergie.
D’autre part, certaines personnes sont exclues de l’offre, à savoir les bénéficiaires du tarif social.
Pour toute personne perdant son éligibilité au tarif social au terme de sa procédure en règlement collectif de dettes ou de sa procédure en médiation de dettes amiable, ce tarif pourrait lui être suggéré, si cela s’avère intéressant au regard des avantages et des inconvénients cités ci-après (cf. Avantages et inconvénients).
Quels avantages et quels inconvénients ?
Avantages |
Inconvénients |
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En conclusion, il est important de rappeler l’existence du « Tarif dynamique » et le parallèle avec ce nouveau « Tarif Impact ».
Le tarif dynamique (impact sur la consommation réelle) et le tarif Impact (impact sur les coûts de réseau), sont deux types de contrats d’énergie distincts mais complémentaires de la facture d’électricité.
D’un côté, le tarif Impact module les frais de réseau selon 3 niveaux (ÉCO/MEDIUM/PIC), de l’autre côté, le tarif dynamique fait varier le coût de l’énergie en temps réel (cf. « Quoi de Neuf juin 2025 – les contrats d’énergie à tarif dynamique).
Les deux visent à encourager le déplacement de la consommation vers les heures où l’énergie est abondante et peu coûteuse.
3. La réduction de la TVA applicable aux pompes à chaleur
C’est quoi ?
Une pompe à chaleur est non seulement un système de chauffage efficace et durable, mais aussi une alternative écologique à l’utilisation de combustibles fossiles.
Quel changement ?
Depuis le 1er janvier 2026 et jusqu’au 31 décembre 2030, la TVA sur l’installation de pompes à chaleur dans les habitations de moins de dix ans passera de 21 à 6 %. Ce taux s’applique déjà aux logements de plus de dix ans.
Les objectifs principaux visent l’accélération de la transition énergétique vers le chauffage renouvelable ainsi qu’une accessibilité financière plus aisée pour les consommateurs.
À quelle(s) condition(s) ?
- Usage du logement : l’habitation doit être utilisée exclusivement ou principalement comme logement privé ;
- Ancienneté du bâtiment : élargissement aux habitations de moins de 10 ans ;
- Type de pompe à chaleur : seules les pompes à chaleur destinées au chauffage de l’habitation et à la production de l’eau chaude sanitaire sont visées par le taux réduit. Les pompes à chaleur destinées uniquement au refroidissement sont exclues.
Un listing plus complet se trouve sur le site suivant.
4. L’obligation des fournisseurs d’être accessibles par téléphone
Quel changement ?
Depuis le 1er janvier 2026, les fournisseurs d’énergie sont légalement tenus d’être joignables par téléphone pendant les heures de bureau (au moins de 09H00 à 17H00) pour garantir un meilleur accès à l’information et au service client.
Pour quels contrats ?
Ces nouvelles règles s’appliquent aux contrats de gaz et d’électricité :
- Conclus après le 1er janvier 2026 ;
- Déjà en cours avant le 1er janvier 2026 et renouvelés après le 1er janvier 2026 ;
- Des clients résidentiels (pas aux clients professionnels).
Quelle exception ?
Les contrats 100% en ligne (digitaux), excluant la possibilité d’être contacté par téléphone, sont autorisés, mais nécessitent toute une série de conditions :
- Le fournisseur doit avoir informé le consommateur de cette exclusion clairement et par écrit avant la conclusion du contrat ;
- Le consommateur a consenti expressément par écrit à cette exclusion ;
- Le contrat doit être commercialisé de manière claire sous un nom qui met en avant le caractère exclusivement en ligne du contrat ;
- Le fournisseur doit être joignable à tout moment par mail.
Pour ces contrats numériques, une clause de rappel obligatoire s’applique depuis le 1er janvier 2026. Dès qu’un client pose une question, le fournisseur dispose de deux jours ouvrables pour le recontacter par téléphone. De cette manière, les clients ayant choisi un contrat digital ont également accès à une aide téléphonique.
Et après ?
Suite à l’appel téléphonique avec le fournisseur, ce dernier doit confirmer dans les 2 jours ouvrables les accords financiers ou contractuels conclus avec le client. Cette confirmation peut être envoyée par :
- Voie postale (courrier) ;
- Mail ;
- SMS.
En conclusion, ces nouvelles règles représentent une avancée considérable pour les consommateurs victimes de la fracture numérique.
Désormais, ils pourront toujours joindre leur fournisseur d’énergie par téléphone pour toute question relative à leur facture ou à leur contrat.
Cette progression est intéressante pour les difficultés numériques certes, mais également pour un aspect financier significatif. En effet, une enquête a été menée par le comparateur d’énergie Energie.be, relatant que les contrats 100% en ligne restent l’option la moins chère pour le consommateur.
Ces nouvelles règles pourraient motiver les consommateurs, partisans du contact téléphonique et d’un service client réactif, à opter pour ce type de contrat plus avantageux.

